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Quel sera l'impact du Covid-19 sur votre plan épargne retraite ?

L’incertitude est partout avec l’avancée inquiétante de la pandémie du Covid-19, y compris en ce qui concerne les produits d’épargne, dont le Plan d’épargne retraite. Bien qu’il s’agisse d’un produit tout récent, lancé le 1er octobre 2019, plusieurs épargnant y ont déjà souscrit. Quelles pourraient alors être les conséquences de la crise sur votre PER ?

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Possible retrait dû au besoin de liquidités

Le confinement qui fait partie des mesures destinées à endiguer la propagation du virus a généré un arrêt temporaire des activités de la majorité des entreprises. Les conséquences :

  • perte de revenus, non seulement pour les salariés mais aussi pour les travailleurs indépendants (TNS)
  • baisse du chiffre d’affaires pour les entreprises

Cette perte de revenus pourrait conduire à un besoin de déblocage de l’épargne. Or, les conditions de sortie anticipée ont été fixées à l’avance et ne permettent pas ce retrait avant terme, c’est-à-dire avant le départ à la retraite de l’épargnant. C’est en effet ce qui fait la différence entre le PER et l’assurance-vie par exemple, le PER étant avant tout un produit d’épargne de long terme ayant pour but de préparer la retraite.

Toujours est-il que les indépendants sont spécialement autorisés à débloquer leur contrat Madelin ou leur PER individuel s’ils le souhaitent, exceptionnellement pendant cette période critique. En effet, les travailleurs non-salariés ne bénéficient pas du soutien de l’État, à la différence des salariés qui continuent à percevoir des allocations pendant encore une certaine période.

Pour les salariés, seule la fin de la perception des allocations de chômage signera le déblocage de leur épargne. Rappelons en effet que les 6 conditions de retrait anticipé, outre celle que nous venons d’énumérer, sont : le décès du conjoint, l’invalidité, le surendettement, l’arrêt de l’activité non salariale sur liquidation judiciaire et l’achat de sa résidence principale. Cette dernière possibilité fait d’ailleurs partie des nouveautés apportées par la loi PACTE et qui est disponible dans le PER individuel et le PER collectif.

Ralentissement de l’alimentation de l’épargne

En raison de la baisse générale des ressources, les épargnants qui effectuaient des versements volontaires pourraient se retrouver dans l’incapacité à alimenter leur épargne. Ceci ne devrait normalement pas affecter la qualité de la capitalisation, sauf si l’absence de versements s’étale sur le long terme.

Puisque les entreprises sont à l’arrêt, les salariés ne bénéficieront pas des participations, intéressements et abondements qui sont versés par leur employeur dans leur PER collectif. En principe, les congés non pris pourront cependant être convertis en argent, de même que les jours de repos non jouis, pour être versés dans le PER collectif.

Baisse du rendement du PER

Tout comme la majorité des nouveaux produits d’épargne, le PER utilise aussi des supports en unités de comptes qui sont constitués de valeurs mobilières, dont les actions et les obligations. Or, leur valeur connaît en chute progressive depuis l’amorce de la crise économique, ce qui provoque une baisse du rendement pour les PER multisupports. La fluctuation est moindre cependant, en ce qui concerne les fonds en euros qui sont sécurisés et qui ne subissent pas de fluctuation comme les actifs unités de comptes.

Il vaut donc mieux continuer à conserver son Plan d’épargne retraite jusqu’à la période de rachat autorisée, puisque la valeur des actifs boursiers aura eu le temps de remonter d’ici la fin de la crise. De plus, comme nous l’avons fait savoir précédemment, le PER est de toute façon bloqué jusqu’à cette échéance (sauf pour les indépendants). Si l’incapacité à alimenter l’épargne s’étend sur le temps, ceux qui tablent sur un certain montant de rentes viagères à terme réaliseront une simulation sur l’effort d’épargne futur à réaliser.

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